Une fréquentation en forte hausse
Depuis la mise en place du dispositif, les établissements universitaires bretons connaissent une hausse spectaculaire de leur fréquentation. Sur certains sites, la hausse atteint 100% d'augmentation, entraînant de longues files d'attente, aussi bien le midi que le soir. Un succès qui se retourne contre les conditions de travail du personnel, contraint d'absorber une charge de travail considérablement alourdie.
Les agents au bord du découragement
Philippe Tauzy, délégué syndical, a exprimé les inquiétudes :
« On sent bien, au bout de trois semaines d'ouverture, qu'on va rapidement être en difficulté, que les agents vont rapidement être en arrêt, parce que la surcharge de travail est multipliée par deux. »
Face à cette situation, les grévistes formulent deux revendications principales. La première est la création de postes supplémentaires afin, selon Philippe Tauzy, de « pouvoir assurer ce service dans de bonnes conditions ». La seconde concerne la reconnaissance salariale : le délégué syndical réclame une revalorisation des primes de fin d'année, estimant que « ce serait l'occasion quand même de les augmenter pour le travail que les agents auront fait ».
Un dialogue à engager
Une délégation syndicale, composée de représentants du personnel et des équipes, a été constituée pour porter ces revendications. Le mouvement met en lumière les tensions que peut générer une mesure sociale populaire lorsqu'elle n'est pas accompagnée des ressources humaines et financières nécessaires à sa mise en œuvre.
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