Des lunettes connectées pour une immersion totale
Le skipper Mathieu Claveau sera l'un des premiers à expérimenter les lunettes connectées lors de cette transat. Vissées sur son nez durant toute la course, ces lunettes lui permettront de capturer des images en situation réelle, sans contrainte matérielle supplémentaire. Une évolution notable par rapport aux équipements habituels :
« Sur les manœuvres, c'est vraiment bien parce qu'avant, il fallait mettre une GoPro sur un casque, etc. Alors quand il y a vraiment des grosses conditions, on n'a pas le choix. Mais ça permet d'être vraiment nature peinture sur la manœuvre et ne pas faire attention à ce qu'on est en train de filmer ou faire toujours du selfie. »
L'objectif affiché est de proposer au grand public un suivi immersif de la course, quasiment en temps réel. Le skipper envisage également d'enrichir ces contenus de données contextuelles :
« Vous allez être avec moi sur les manœuvres et on aura même la possibilité, si tout se passe bien, de rajouter la vitesse du bateau et la vitesse du vent, par exemple, et la gîte en incrustation sur nos vidéos, qui correspondra au moment où on a fait la vidéo. »
Un bracelet connecté malouin pour surveiller le sommeil des marins
Autre innovation attendue lors de cette édition : le bracelet connecté Breezin, développé à Saint-Malo. Une dizaine de skippers, dont Louis Burton sur son Ultim, le testeront pendant la course. Cet outil permettra aux équipes à terre de surveiller à distance l'état physique et le sommeil de leur skipper via une application dédiée.
Le suivi du sommeil revêt une importance particulière dans ce contexte de sprint d'une semaine sur l'Atlantique. Louis Burton l'explique :
« Un truc qui est génial, c'est que ça permet de voir dans quelle phase de sommeil on est. Or nous, en course, on veut absolument éviter le sommeil paradoxal, qui est le sommeil des rêves, parce qu'on a besoin, quand on se réveille, d'être opérationnel tout de suite. »
Au-delà du sommeil, les données collectées couvriront également l'activité physique et les temps de récupération. Un lien inédit entre le bord et la terre est ainsi rendu possible : « ça crée un vrai lien entre les équipes à terre au final et Louis qui sera sur le bateau tout seul », souligne l'un des membres de son équipe.
Le bracelet Breezin devrait être commercialisé auprès du grand public à partir de janvier.
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