Des difficultés financières qui contraignent les organisateurs
Comme de nombreuses associations et structures culturelles, les Trans Musicales sont confrontées à une double pression : des baisses de subventions et une hausse des coûts de fonctionnement. Face à cette situation, les organisateurs ont été contraints de prendre des décisions difficiles.
Le festival a notamment procédé à des licenciements au sein de son équipe permanente, l'un des responsables du festival, l'explique sans détour :
« Le festival c'est ce qui est le plus connu mais on fait énormément de choses toute l'année, y compris autour de l'UBU qui est la salle qu'on gère toute l'année. On était une équipe de 17 et c'est vrai qu'on a dû prendre des mesures de licenciement qui nous amène à une équipe de 13 permanents maintenant. »
Une hausse des tarifs assumée
Pour équilibrer ses comptes, l'organisation a également revu sa grille tarifaire à la hausse. Le plein tarif pour les soirées du vendredi et du samedi augmentera de 5 euros, passant à 44 euros.
« Ça passe à 44 qui reste un tarif assez raisonnable d'après nous puisqu'il y a plus d'une dizaine d'artistes à découvrir dans la soirée. »
Une équation financière délicate que résume ainsi le responsable :
« Aujourd'hui, pour boucler, on est obligé de jouer à la fois sur des nouvelles recettes et à la fois sur des économies dans les dépenses. »
Malgré ces turbulences, le festival maintient son ambition artistique avec une programmation internationale d'envergure, fidèle à l'ADN d'une manifestation qui s'impose depuis près de cinq décennies comme l'un des rendez-vous incontournables des musiques émergentes.
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