Un départ chèrement acquis
Après deux ans d'efforts intenses, le skipper a franchi les écluses de Saint-Malo avec un soulagement palpable. « C'était loin d'être certain qu'on puisse rentrer dans cet écluse pour prendre le départ de la route du Rhum, donc super content. Ça a été un long convoyage, ça fait deux ans et on a ramé pour être là », a-t-il confié au micro de nos journalistes.
Car derrière l'image du départ se cache une réalité que de nombreux marins connaissent bien : la recherche de financements, souvent aussi éprouvante que la course elle-même. « Ce n'est pas encore fini. On cherche encore des partenaires et on espère bien les trouver, mais on va les trouver sur le village, c'est sûr », a-t-il ajouté.
Une communauté mobilisée pour la mucoviscidose
Pour boucler son budget, Maxime Sorel a eu recours à une campagne de dons auprès de sa communauté de supporters, avec un résultat immédiat et significatif. Le skipper y voit une forme de reconnaissance pour une décennie d'engagement : « J'ai l'impression que tous les gens qu'on a embarqués depuis dix ans, c'est un peu une sorte de récompense d'avoir l'IMOCA au départ de la route du Rhum. C'est chouette, ça fait plaisir à beaucoup de gens, moi le premier ».
Son bateau arbore en effet les couleurs de la lutte contre la mucoviscidose, cause qu'il défend depuis de nombreuses années.
Des ambitions sportives intactes malgré les contraintes
Le manque de budget a eu des conséquences concrètes sur la préparation sportive du marin. « On n'a pas navigué autant qu'on aurait souhaité. C'est sûr que le fait qu'on ne puisse pas avoir tout le budget, notamment pour payer l'assurance et aller naviguer au large, ça nous a un peu handicapés », reconnaît-il lucidement.
Pour autant, Maxime Sorel n'entend pas faire l'impasse sur ses ambitions. « L'essentiel, c'est qu'on soit là. On aura dans tous les cas le couteau entre les dents. On n'aura peut-être pas le bateau aussi perf qu'on avait imaginé, mais on va quand même jouer le top 10 », affirme-t-il avec détermination.
Il est encore possible de soutenir la campagne de Maxime Sorel, engagé pour porter les couleurs de la lutte contre la mucoviscidose tout au long de cette traversée de l'Atlantique.
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