Les mégalithes préservés, un soulagement relatif
Au cœur de ce tableau de désolation, le site mégalithique a, dans l'ensemble, résisté à la progression des flammes. Édifié entre 5 000 et 1 500 ans avant Jésus-Christ, cet ensemble de blocs de pierre attire chaque année quelque 20 000 visiteurs selon l'Office du tourisme local. Les premières évaluations sont rassurantes quant à l'intégrité des monuments : « Il n'y a pas de dégâts en tant que tel sur les monuments, c'est une première chose », a-t-on indiqué. Toutefois, l'ampleur de l'événement n'a pas manqué de marquer les esprits : « Des moments qui ont vraiment été impressionnants pour tout le monde, de part le fait que c'est sur le site mégalithique et puis avec la proximité du bourg de la commune. »
Un accès toujours interdit, des points chauds persistants
En application d'un arrêté préfectoral, l'accès aux mégalithes demeure interdit dans un périmètre de 100 mètres autour de la zone incendiée. Les chemins de randonnée, dont le GR39, sont également fermés au public.
Ce lundi matin, une centaine de sapeurs-pompiers étaient encore mobilisés sur place. La priorité reste la maîtrise totale du feu, des points chauds continuant d'être détectés et traités. « Il a identifié un point chaud au croisement de la ligne électrique, qui est dans le coin de l'invitation. Le risque zéro sera établi quand on passera feu éteint. Aujourd'hui, on ne peut pas passer feu éteint parce qu'on a encore des points chauds. Ce matin, sur notre secteur, on a pu encore traiter deux points chauds », ont précisé les secours.
La nature même du terrain complique les opérations. « Le feu, en fait, va couvrir sous la terre et à un moment donné, va ressortir et peut être réactivé avec du vent et notamment les chaleurs avec les 30 degrés qui sont attendues aujourd'hui », a expliqué un responsable des opérations.
Un site transformé, une réouverture à envisager sur le long terme
Si la sécurisation du périmètre reste la priorité immédiate des prochains jours, une évaluation complète des conséquences de l'incendie sur le site sera menée ultérieurement. « Vraiment priorité sur la gestion du feu encore avec les pompiers pendant quelques jours donc il y aura le temps dans les prochaines semaines de venir voir, de constater effectivement la transformation du site avec un état quand même complètement transformé avec tout l'incendie », a-t-on indiqué.
Les Landes de Cojoux, lieu de mémoire et de nature intimement liés, devront ainsi attendre avant de rouvrir leurs portes aux randonneurs et aux amateurs de patrimoine préhistorique.
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