Le lycée Théodore Monod présente la particularité d'être placé sous la responsabilité conjointe de deux ministères : celui de l'Éducation nationale, qui supervise ses filières générales, et celui de l'Agriculture, compétent pour ses filières agricoles. Une organisation administrative complexe qui semble avoir contribué aux dysfonctionnements constatés à la rentrée.
Les griefs soulevés par les grévistes sont nombreux : une rentrée mal préparée, des emplois du temps jugés incohérents, des classes surchargées, et des élèves contraints de suivre des cours via le CNED, parfois prévenus à la dernière minute. Des manquements d'autant plus mal vécus que les enseignants affirment avoir alerté les autorités compétentes dès le mois de juin sur des dysfonctionnements internes à la direction de l'établissement, sans que des mesures correctives aient été prises en amont.
Les grévistes réclament une nouvelle rentrée
Face à cette situation, les enseignants formulent une demande claire : la fermeture temporaire du lycée afin de préparer une rentrée dans des conditions satisfaisantes. Un enseignant syndiqué au SNES Bretagne a exprimé cette position :
« La rentrée la semaine dernière était catastrophique. Nous ce qu'on souhaite c'est repartir du bon pied avec la direction, avec nos élèves pour que dès que possible on puisse démarrer l'année de manière efficace et que l'année scolaire se passe bien. Si on reste avec les emplois du temps actuel, l'année ne peut que très mal se passer. »
Le même enseignant a insisté sur l'urgence d'agir avant que la situation ne s'aggrave davantage :
« Nous voulons que les choses se stoppent, Et si lundi prochain, on a des emplois du temps et une rentrée qui se passe normalement, on pourra dire qu'on aura perdu quelques jours, mais on va pouvoir travailler de manière efficace et on pourra rattraper le temps perdu progressivement. »
Une audience demandée aux autorités de tutelle
Dans l'espoir de trouver une issue rapide à la crise, les enseignants ont sollicité ce mardi après-midi une audience auprès de la Direction régionale de l'Agriculture ainsi que de l'Éducation nationale. L'objectif affiché est de parvenir à une solution commune permettant de sortir d'une rentrée qualifiée de ratée par l'ensemble des acteurs mobilisés.
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