Des blocages organisés devant cinq établissements
Suivant un mode opératoire déjà observé les jours précédents, des lycéens ont érigé des barricades et allumé des feux de poubelles devant au moins cinq lycées rennais, parmi lesquels les lycées Joliot-Curie, Châteaubriand et Émile-Zola. Les motifs de la colère sont multiples et touchent aux conditions d'enseignement et à l'orientation.
Parmi les manifestants, un lycéen résume le sentiment général : « On est révoltés de voir certaines choses qui se passent dans l'éducation nationale et qui ne sont pas normales. Parcoursup, les manques de professeurs, le manque de remplacement. Le manque de moyens qu'il y a de nos établissements. »
Un autre élève insiste sur leur situation et les réponses des forces de l'ordre : « On est mineurs, on veut juste avoir nos droits dans l'éducation. On pense à notre avenir et on se retrouve à se faire gazer, etc. Ce n'est pas normal. »
Des confrontations avec les forces de l'ordre
Toute la matinée, les lycéens se sont regroupés par centaines devant différents établissements. Vers 11h, le rassemblement s'est déplacé devant le lycée Jean Macé, situé près de la station Jules Ferry. Des confrontations ont alors éclaté entre élèves et forces de l'ordre, qui ont eu recours aux canons à eau et aux gaz lacrymogènes.
Face à ces tensions, un enseignant a exprimé ses regrets quant au manque de dialogue entre les deux parties : « Ce que je regrette un petit peu, c'est que les CRS, qui sont débordés, j'entends bien qu'ils ont peur d'être violentés, mais là, peut-être s'adapter un peu plus peut-être aux gens qui sont en face d'eux, parfois, et puis de nouer un dialogue. »
Un cortège pacifique en fin de matinée
Après ces tensions, les manifestants se sont rassemblés place de la République avant d'entamer un cortège pacifique le long des quais de Vilaine. Un apaisement relatif qui n'efface pas le bilan de la journée.
Plusieurs établissements fermés, douze interpellations
Les répercussions de cette journée de mobilisation ont été immédiates pour plusieurs établissements. Les lycées Bréquigny et Jean Jaurès ont été fermés à la suite des incidents, tandis que des établissements privés, comme Saint-Martin, ont choisi de ne pas ouvrir leurs portes afin d'éviter d'éventuelles intrusions.
Selon la préfecture, au moins douze personnes ont été interpellées au cours de cette journée.
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