Une filière en pleine structuration
Une cinquantaine de véhicules aux allures futuristes ont défilé place Sainte-Anne ce lundi, donnant le coup d'envoi de cet événement devenu un rendez-vous incontournable pour le secteur. Électriques ou à pédales, ces véhicules affichent une ambition claire : se substituer à la voiture sur les trajets du quotidien.
Cette quatrième édition témoigne de la maturité croissante de la filière. Comme le souligne l'un des organisateurs : "Les premières éditions du salon, en fait, il y avait quelques prototypes. Et petit à petit, la filière s'est structurée, s'est développée. Et donc aujourd'hui, on arrive à une quatrième édition où il y a une soixantaine d'exposants, 40 constructeurs. On voit des véhicules qui sont déjà commercialisés."
Des solutions déjà sur le marché
Parmi les véhicules exposés, certains sont d'ores et déjà disponibles à la vente. C'est notamment le cas d'un vélo-cargo électrique fabriqué par une société basée à Cesson-Sévigné. Son représentant en détaille les caractéristiques : "Je vous présente un triporteur à assistance électrique prévu pour les professionnels, avec différentes configurations pour s'adapter, que ce soit pour un artisan, transporter son matériel, ses fournitures, ou une collectivité pour transporter sa tondeuse, évacuer des déchets avec le même véhicule."
Ce triporteur, capable de transporter jusqu'à 250 kg, est cependant proposé à un tarif supérieur à 10 000 euros, ce qui pourrait constituer un frein à son adoption à grande échelle.
Un intérêt grandissant chez les particuliers
Dans les allées du salon, les vélis suscitent une curiosité croissante, y compris auprès du grand public. Un visiteur exprime l'attrait que ces véhicules exercent sur lui : "Beaucoup de petits véhicules m'intéressent vraiment, au moins au niveau de l'écologie et de la praticité. J'ai besoin de pouvoir transporter un peu de poids, je bricole beaucoup. Avec le prix de l'essence, je trouve qu'on ne peut être que sensibilisé à ce genre de trucs. Parce que finalement, on n'aura peut-être pas toujours du gasoil ou de l'essence pour rouler."
Un potentiel confirmé par les chiffres
Les enjeux dépassent le simple effet de mode. Selon l'ADEME, 30% des trajets en voiture seraient substituables par un véli, un chiffre qui illustre le potentiel considérable de ces véhicules pour réduire la dépendance à l'automobile.
Pour autant, le développement de cette filière ne pourra pleinement s'opérer sans lever certains obstacles, au premier rang desquels la question des aides à l'achat, jugée déterminante pour faciliter l'adoption de ces nouveaux moyens de transport par le plus grand nombre.
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