Un parcours exigeant de 1245 kilomètres
Cette compétition réservée aux espoirs réunira 23 équipes, dont 15 réserves professionnelles, avec 6 coureurs par formation. Les participants devront parcourir 1245 kilomètres répartis sur 7 jours de course, sans l'aide d'oreillettes, contrairement au Tour de France. "Les coureurs sont livrés à eux-mêmes",
La première étape, entièrement brétilienne, reliera Redon à Pipriac. Le parcours prévoit également une arrivée à La Bouëxière le 30 avril pour la sixième étape, puis un départ de Plélan-le-Petit pour Ille départ de la septième et dernière étape le 1er mai.
Une préparation minutieuse avec les collectivités locales
Christophe Fossani, président du Tour de Bretagne, a expliqué le processus de sélection de Redon comme ville de départ : "Ça, c'est un travail qui a débuté depuis plus d'un an avec les élus, avec la communauté de communes de Redon. On présente le projet, puis c'est quelque chose où les maires vont tout de suite accrocher. Toute cette première étape sera autour de Redon et son intercommunalité."
Il a également souligné les enjeux sportifs de cette première étape : "Première étape, malheureusement, on peut perdre la course parce que c'est une étape où les coureurs sont nerveux. C'est un peu des chevaux de course. Ça va rouler sûrement très, très vite. J'ai toujours peur un peu sur ces premières, étapes parce que ça frotte, ça frotte énormément."
Bernard Hinault, parrain prestigieux
Bernard Hinault, quintuple vainqueur du Tour de France, accompagne fidèlement le Tour de Bretagne chaque année. Interrogé sur sa connaissance du territoire redonnais, il a confié : « J'ai dû faire des critériums, il y a quarante ans, mais en course vraiment avec une belle manifestation comme le Tour de Bretagne. Non, je n'ai pas fait. Mais ce n'est pas un terrain difficile, il faut le savoir. Quand on voit ce qu'il s'est passé avec les inondations, ça veut dire que c'est tout plat. Mais bon, il faut faire attention parce que ça peut être dangereux aussi avec le vent. On peut avoir du vent parce qu'on n'est pas très loin de la mer et ça, ça peut jouer."
Une vitrine pour le territoire
Pour Redon, accueillir le départ du Tour de Bretagne représente une opportunité exceptionnelle en termes de visibilité. Bernard Hinault a souligné l'intérêt économique et touristique d'un tel événement : "C'est aussi pour eux, pour communiquer. C'est peut-être ce qui coûte le moins cher. Si vous voulez faire une campagne de pub dans la presse à l'échelon mondial, parce qu'il ne faut pas l'oublier, c'est quand même à l'échelon mondial. Parce que là, on diffuse des belles images... Quand on a des coureurs australiens, ça peut-être leur donner envie de venir voir. En plus, il y a des très belles choses dans notre région, donc il faut en profiter."
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