Jean Berthelot, producteur de salades, fait face à un retard préoccupant dans la plantation de ses 120 000 plants. "Le retard, pour l'instant, on arrive à le gérer justement en étalant le plant. Mais après, il ne faudrait pas non plus que ça dure hyper longtemps, parce qu'au bout d'un moment, la salade, il faut bien qu'elle soit plantée, sinon elle finit par ne plus être bonne".
L'état des champs est particulièrement inquiétant, même dans des zones habituellement résistantes à l'humidité. "C'est un peu humide. C'est même très mouillé. Pourtant, c'est des parcelles d'habitude qui ne mouillent pas vite", constate Jean. Cette situation entraîne des conséquences économiques directes : "La mise en culture va être beaucoup plus compliquée, donc plus coûteuse. À la récolte, on ne va pas être payé beaucoup plus, ou même payer le même prix que d'habitude, donc il y aura une perte quand même."
Des cultures compromises
Dans le même secteur, Yannick Frain observe la détérioration de ses cultures de carottes. "Donc là, on voit bien, la pourriture est là", indique-t-il, constatant que 30% de sa production est touchée. Face à cette situation, il envisage des adaptations stratégiques : "On doit peut-être changer aussi nos périodes de récolte, chose qu'on ne faisait pas avant. On doit s'adapter à ces conditions climatiques, à ce changement climatique pour pouvoir récolter peut-être des légumes hors saison, ou alors peut-être investir dans des chambres froides et stocker des légumes en hiver."
Malgré ces difficultés, Yannick reste déterminé à sauver ce qui peut l'être et lance un appel aux consommateurs : "On va essayer de récupérer quelques carottes, alors je demanderai bien sûr aux consommateurs de ne pas être regardant sur l'aspect visuel des carottes, mais plutôt d'acheter du local, ça donnera un coup de pouce à nos producteurs, c'est tout."
De nouvelles précipitations sont annoncées ce mercredi, avant un retour des conditions météorologiques plus favorables, éspéré par ces agriculteurs.
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