Voir un chien déambuler dans les couloirs d'un collège reste une scène inhabituelle. Pourtant, à Pleine-Fougères, en Ille-et-Vilaine, Sherlock est devenu une figure familière du collège François Brune depuis sa première rentrée en septembre 2025. L'animal appartient à la principale de l'établissement, qui l'amène avec elle chaque jour.
Un médiateur naturel auprès des élèves en difficulté
La principale décrit un animal particulièrement attentif aux états émotionnels des jeunes : « Dès qu'on a un enfant qui est pris en charge parce qu'il s'est blessé ou parce qu'il ne va pas bien, on n'a pas besoin de dire à Sherlock d'y aller. En fait, il va d'emblée le voir poser sa tête sur ses genoux. Il reste à côté de lui. »
Le rôle de ce Golden Retriever de 9 ans dépasse celui d'un simple animal de compagnie. Selon la principale, « Sherlock, il a tout le charme, c'est-à-dire qu'il est là pour rassurer les enfants et il les accompagne en classe pour éviter qu'on développe une phobie scolaire. »
Une initiative née au sein de l'ULIS
La présence de Sherlock dans l'établissement répond à une démarche structurée. Le dispositif a été pensé en premier lieu pour les élèves de l'ULIS — l'unité localisée pour l'inclusion scolaire — dans le cadre d'une approche de médiation animale.
Les résultats observés par les enseignants semblent probants. « Quand un travail leur paraît compliqué, il faut une petite pause. Ils vont caresser Sherlock. Ça leur fait du bien. Et après, ils se remettent sereinement au travail. Ils prennent le temps de le caresser. Ils adorent parce que des fois, c'est eux qui vont le chercher. Ils vont le ramener. Ils ont vraiment créé un lien avec lui. »
Une star plébiscitée par les collégiens
L'enthousiasme des élèves pour Sherlock est manifeste. Les témoignages recueillis auprès des collégiens illustrent la place particulière qu'occupe l'animal dans leur quotidien.
« Quand on est triste, on caresse. Ce chien-là, on l'admire, on l'admire, limite. Limite, pour nous, ce chien-là c'est le roi », confie l'un d'eux. Un autre élève décrit l'utilité concrète de sa présence en classe : « À nous aider, pour nous concentrer. Même moi, je vais lui parler de temps en temps, lui caresser, lui faire des fripouilles, comme les chiens à la maison. »
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