Un choix tactique qui interroge
Le coach rennais Franck Haise avait fait le choix de faire tourner son effectif en opérant pas moins de sept changements pour ce déplacement chez l'une des locomotives de la Ligue 1. Un pari risqué qui n'a pas porté ses fruits. Les trois attaquants titularisés pour la première fois ensemble cette saison sont notamment restés quasi inexistants tout au long de la rencontre.
Une leçon de football
Dès les premières minutes, Lyon a imposé son rythme. Les transitions rapides vers le but de Samba ont mis en difficulté une défense rennaise dépassée. Nuamah ouvre le score dès la 7e minute, avant de doubler la mise à la 30e minute. Les Bretons, insuffisants techniquement et tactiquement, subissent les vagues lyonnaises sans pouvoir réagir.
La seconde période n'apporte aucun répit. Athekame enfonce le clou à la 48e minute, sur une action où les Rennais apparaissent en retard du début à la fin. Tolisso conclut la démonstration d'une frappe imparable à la 75e minute, portant le score final à 4-0.
Des aveux de lucidité en conférence de presse
En conférence de presse, Franck Haise a reconnu les torts de sa formation sans chercher à minimiser la prestation. Interpellé sur ses choix, le technicien breton a déclaré :
« 7 changements, tu perds 4-0, t'as tort. Point barre. Mais tu fais 0 changements, tu perds 4-0, tu as tort aussi. En tout cas on était très loin du niveau aujourd'hui. D'abord dépassé tactiquement, techniquement et aussi physiquement. Et j'oublie pas le positif qu'il y a eu avant. Qu'il faut se rendre compte aujourd'hui du niveau entre les deux équipes. en tout cas sur le match de ce soir. »
Une pause bienvenue avant de retrouver Auxerre
Malgré cette gifle infligée par Lyon, le Stade Rennais conserve sa cinquième place au classement de la Ligue 1. Le club breton bénéficie désormais de quelques semaines de répit avant de retrouver la compétition, le dimanche 11 octobre, à l'occasion de la réception d'Auxerre. Un délai qui devra être mis à profit pour dresser un bilan honnête et corriger les manques criants mis en lumière au Groupama Stadium.
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