Une opération nécessaire
Selon le chef de travaux sous-marins en charge du chantier, Cyrille Gicquaire, l'intervention devrait durer une petite semaine. La décision de démolir plutôt que de renflouer l'embarcation s'est imposée face à l'état de dégradation avancé du navire : "J'ai opté pour la démolition puisque le bateau est complètement mort. Le bois est imbibé d'eau. Il a passé trop de temps immergé. On ne peut pas renflouer un bateau qui fait 18 tonnes avec toute sa structure qui est morte."
L'Aunis et "l'atelier des artistes" en acier situé à proximité, ont été tous les deux abandonnés illégalement par leurs propriétaires. Ils seront transportés vers un site de traitement spécialisé pour recyclage.
Des risques environnementaux et sécuritaires
Cette intervention répond à des préoccupations tant environnementales que sécuritaires. Les autorités craignent notamment que "l'épave se disloque avec le vent, etc. Et donc que des morceaux flottent et viennent ensuite taper contre des bateaux ou même aussi viennent impacter des oiseaux, des canards et autres. Donc voilà, un risque environnemental et également un risque de sécurité pour la navigation."
Une initiative régionale d'envergure
Cette opération s'inscrit dans un programme plus large mené par la région Bretagne. Depuis 2019, environ 116 épaves ont été retirées des eaux bretonnes, pour un coût total avoisinant les 160 000 euros.
Bien que la législation interdise l'abandon de navires sans gestion de leur fin de vie, les autorités font face à une difficulté récurrente : "La loi interdit de se débarrasser de ces déchets et de ces bateaux sans gérer le suivi derrière. Mais malheureusement, les propriétaires sont souvent difficiles à retrouver."
Pour mener à bien cette opération, la cale du Petit Lyvet a été réquisitionnée, tandis que le chemin du Halage reste accessible au public.
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