Issue d'une famille d'agriculteurs, Océane a été sensibilisée très tôt à cet univers. "Mon grand-père était agriculteur et j'ai toujours vu ça depuis toute petite à la ferme, on va dire", confie-t-elle. Après cinq années d'études, dont quatre en apprentissage dans la boucherie où elle travaille actuellement, la jeune femme a intégré l'établissement en septembre dernier.
Pour Océane, exercer ce métier représente aussi un défi aux stéréotypes : "Ça fait toujours plaisir de montrer que même une femme, même si elle est dans un métier d'homme, elle peut quand même y arriver. Ce n'est pas qu'un métier d'homme où il faut de la force ou travailler dans le froid. Les femmes peuvent quand même y arriver ! La preuve."
Une valeur ajoutée reconnue
Sa mentor ne tarit pas d'éloges sur l'apport des femmes dans la profession : "Le monde de la boucherie se féminise et pour autant, ça devrait continuer puisque les femmes apportent leur petit plus dans la perfection des produits jusqu'au bout, dans la finition des produits. Océane aujourd'hui le prouve tous les jours en nous apportant des nouvelles recettes, son dynamisme..."
Un concours national en perspective
Lundi prochain, Océane participera au 7e concours national de boucherie inter-région, au Salon de l'Agriculture. Cette compétition réunira 33 professionnels répartis en 11 équipes régionales de 3 professionnels, chacune composée d'un homme, d'une femme et d'un apprenti.
Face à ce défi, la jeune bouchère reste mesurée : "Confiante, je ne sait pas, ça donne toujours un peu de stress et puis on ne sait pas ce qui peut arriver, mais il faut partir confiant." Son objectif est clair : "Soutenir la Bretagne, tout simplement. Il faut la soutenir et puis on va essayer de ramener la victoire à la maison on va dire."
Ce concours représente pour Océane Gandeboeuf une opportunité de démontrer que la boucherie n'est plus un domaine exclusivement masculin, tout en mettant en valeur son savoir-faire et sa passion pour le métier.
Article : Ioané Gautier